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« Lettre » adressée à la rédaction de La Libre Belgique suite à la parution de trois articles de Vincent Braun

23 décembre 2010

Madame, Monsieur,

Bonjour,

Cela doit être le troisième message que j’envoie à la rédaction de la Libre en moins d’un mois.

Mes deux premiers messages concernaient les publi-reportages sur Israël (liens 1 et 2). Je trouvais honteux le fait que le groupe sa.IPM ait accepté de les publier. Si une petite mention précisait leur nature publicitaire, l’apparence et le style « journalistique » pouvaient tromper le lecteur peu attentif ou mal informé. À lire les commentaires de lecteurs par rapport à certains articles concernant Israël, comme celui du lundi 20 décembre 2010 sur l’hôpital Hassadah, cela a d’ailleurs fonctionné. Certains lecteurs ne font plus la différence entre publicité et réalité.

Ce message-ci quant à lui concerne les trois premiers (liens 1 2, et 3) articles rédigés par Vincent Braun – un « journaliste » de votre rédaction. Et j’insiste sur les guillemets.

Que certains lecteurs se fassent avoir, c’est encore compréhensible. Mais lorsque c’est le journaliste de la rédaction qui ne fait plus la distinction entre publicité et/ou propagande et réalité, je me pose des questions quant au sérieux de votre publication.

La situation de votre « journaliste » est semblable à celles des « journalistes » intégrés/embarqués (embedded journalists) en Irak ou en Afghanistan. Les journalistes sont pris par la main et une histoire, un sujet et sa version officielle prémâchée, leur est présentée. C’est alors que ces journalistes s’empressent de retranscrire sans recouper, sans vérifier, sans investiguer, sans réellement faire leur travail de journaliste en somme. Vincent Braun n’agit pas autrement dans ses deux premiers articles.

Vous me direz qu’il n’est pas le seul, que Guy Lemaire et son acolyte Philippe Marsigny n’ont pas travaillé différemment lors de la réalisation de l’émission « En Voyage » du 5 décembre 2010 sur la RTBF – une émission elle aussi consacrée à Israël, et uniquement Israël.

Ce type de « journalisme » embarqué décrédibilise le métier de journaliste et abreuve le lecteur, l’auditeur, ou le téléspectateur de désinformation. Il peut avoir de graves conséquences comme le montre John Pilger dans son dernier film « The war you don’t see » que je conseille aux journalistes de votre rédaction – à Vincent Braun en particulier car vers l’heure de film, il est question de la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien.

Amira Hass, la journaliste israélienne de renom, expliquait que le journaliste se devait d’être juste et honnête (l’objectivité journalistique n’existant pas), et que son rôle était de surveiller le pouvoir et les centres de pouvoir. Le journalisme embarqué, c’est tout le contraire de ce que prône la journaliste israélienne.

Cette même Amira Hass, qui chaque jour constate les dégâts de la propagande gouvernementale sur ses compatriotes, regrettait que des milliers de ses articles et que des millions de ses mots se soient envolés.  « Ils ne pouvaient rivaliser avec le langage officiel qui a été adopté volontiers par les médias de masse, et qui est utilisé afin de décrire de façon trompeuse la réalité. Un langage officiel qui encourage les gens à ne pas savoir ».

La Libre prétend que « Comprendre c’est déjà agir ». Mais comment peut-on comprendre sans savoir ?

C’est pour toutes ces raisons que je m’insurge et m’offusque de la publication des trois articles en question de Vincent Bruan. La Libre, à laquelle mes parents sont (encore ?) abonnés, ne me semble pas remplir ses missions d’information.

Je vous remercie Madame, Monsieur, pour l’attention que vous aurez accordée à ce message.

Cordialement,

Nicolas Van Caillie

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From → Actualité

One Comment
  1. albert van vyve permalink

    Vous avez tout à fait raison ! Ayant travaille par deux fois dans l’industrie chimique en Israël j’ai pu voir ce que ce pays est vraiment !
    Il est maintenu en vie artificiellement grâce à une aide financière massive venant de l’extérieure. On peut faire l’analogie avec Ariel Sharon toujours « vivant ».

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