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Le potager gourmand de Jean-Luc Muselle

22 décembre 2010

Jean-Luc Muselle a toujours été intéressé par la botanique. Avec son père et son grand père d’abord, il commence à collectionner des variétés rares ou oubliés de fruits et légumes. Pour le plaisir de les cultiver…et de les déguster. Aujourd’hui, son potager gourmand est situé en province de Liège à Oreye. Avec sa compagne Christiane, il continue sa collection et partage cette passion avec les jardiniers en herbe qui voudraient découvrir son jardin secret plein de légumes oubliés.

Lorsque l’on parle de légumes oubliés, de quoi parle-t-on ?

On parle de deux choses. Cela peut concerner les légumes classiques pour lesquelles des centaines de variétés ont disparu. Il n’y a qu’à regarder les rayons des grandes surfaces. Les concombres sont longs et verts, on n’y trouve plus de marrons, de jaunes ou d’oranges. Avec un peu de chance on trouvera trois variétés de tomates alors que des centaines existaient.  Les carottes sont oranges, fini le temps on trouvait des mauves, noires, violettes. Bien sûr cela goutait toujours la carotte, mais il y avait néanmoins des subtilités dans la douceur, le sucré, par exemple. Il est difficile de revenir au goût générique après cette expérience.

Il y a ensuite les légumes,  les variétés, que l’on a  vraiment oubliés pendant des années et que l’on recommence à cultiver. Si je regarde mon jardin je vois entre autre du topinambour, des panais, des plantes dont on mange les racines telles que le chervis  et l’onagre – également appelé jambon des jardiniers, ou encore le chénopode bon-henri, épinard sauvage dont le roi Henri IV raffolait.

Pourquoi ces légumes ont-ils disparu ?

Pour diverses raisons. Dans le cas des légumes commercialisés, la standardisation des produits au niveau européen a joué à plein régime. Seules les espèces répondant aux normes ont été cultivées.

Pour ceux que l’on avait réellement oubliés, il pouvait s’agir de difficultés au niveau de la culture et du rendement : les racines étant trop minces, trop tortueuses et difficiles à nettoyer.  Dans le cas du topinambour, un légume dont on avait abusé durant la guerre, il y avait plutôt un ras-le-bol.

Aujourd’hui, il y a une volonté de redécouvrir ces différentes variétés ?

Indéniablement. La mode est à la redécouverte de leurs saveurs et textures. De manière plus générale, je constate un retour à la culture du potager, les gens veulent et aiment y consacrer leur temps.  Alors, si la visite de mon potager peut les y aider…Ils n’ont qu’à me téléphoner.

Nicolas Van Caillie

Contact et informations : http://www.lepotagergourmand.be/

Article publié dans le Télé Moustique fin octobre début novembre 2010

Où s’en procurer ?

Quelques maraichers wallons développent une agriculture plus en phase avec les saisons, l’environnement, pas forcément bio, et où des variétés anciennes ou méconnues sont à nouveau valorisés. Différentes options se présentent au particulier qui voudrait y goûter. L’achat groupé via un groupe d’achats communs (GAC) ou solidaires (GAS), l’achat d’un panier dans un point de dépôt, et enfin sur certains marchés.

http://www.montaval.be/ : la Ferme du Montaval et ses points de dépôt.

– http://www.fermearcenciel.be/ : la Ferme Arc-en-ciel et ses points de dépôt.

– http://www.fermesaintebarbe.be/ : la Ferme  Sainte Barbe, commande en ligne.

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From → Télé Moustique

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