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Action locale et durable à la mode bruxelloise

22 décembre 2010

Les Quartiers durables en sont déjà à la fin de leur deuxième édition. Initiatives aux multiples facettes, ils posent les jalons d’un avenir plus vert et plus durable. Mais pas seulement. Convivialité, échanges, participation et imagination en sont d’autres maîtres-mots.

Un désir de faire ensemble !

Les uns cherchent un moyen de recréer du lien social avant de sensibiliser leur voisin aux enjeux environnementaux. « A partir du moment où les gens se connaissent, qu’une dynamique de respect est mise en place, il est possible de parler « changement de comportements ». Moraliser peut s’avérer contre-productif. La manière douce est parfois plus judicieuse. La convivialité fait également partie de la démarche des Quartiers durables », explique-t-on au Pinoy où l’on organise régulièrement un petit apéro.

Les autres désirent agir au plus vite. Ainsi dans un des quartiers, la création du jardin partagé a mobilisé la majorité du groupe. L’action collective et le futur travail de la terre motivaient les troupes – corps et âme.

Mais les deux courants se rejoignent dans la démarche et la philosophie des Quartiers durables et sa série d’acquis. Une convivialité retrouvée et une tonne de projets réalisés : composts collectifs, jardins partagés, tonnelle de quartier, Gasap, parcours de tout type, RES, ou encore donnerie.

Animateur de Durabl’XL en 2009, Yannik Rihoux estime que le Quartier durable correspond et fonctionne comme une sorte de démocratie locale pour ses participants. « Tant par rapport aux aspects pratiques de la répartition des tâches que par rapport aux prises de décision ». Mais cette démocratie locale ne fonctionne pas toujours idéalement.

Un apprentissage permanent

« On observe que le groupe se repose souvent sur les mêmes membres les plus énergiques et que le partage des responsabilités ne se fait pas spontanément», explique l’animateur. « L’idéal consisterait en des permanences et des tournantes dans les tâches, à l’image de ce qui se fait avec les GASAP. Grâce à ces tournantes, on touche à tout et l’on prend réellement conscience des objectifs de la démarche. Ce n’est plus un « service rendu » mais une action collective dans laquelle tout le monde s’implique ».

Plus qu’une fin en soi, le Quartier durable est avant tout un (ré)apprentissage quotidien qui mêle réflexion, organisation, et action.

Il nécessite un bon noyau d’habitants motivés, de la mixité, la (re)découverte des talents cachés et du tissu social local, une bonne dose d’imagination que l’on croyait perdue, du ludisme pour intéresser et sensibiliser le novice, de la convivialité, et un périmètre délimité. Idéalement, il veillera à ce que le périmètre couvert par l’action du comité ne soit pas trop vaste – l’excès nuit en tout.

Cette recette de l’action locale et durable à la mode bruxelloise demande également du temps et de la patience. Comme toute bonne soupe, le quartier durable doit mijoter. Une année… voire plus si affinités.

Nicolas Van Caillie

Publié dans le sixième numéro du Journal des Quartiers Durables

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